Il y a quelque temps mon ami Charles m'a envoyé la description de l'amplificateur à tubes ECL82 réalisé à partir d'un schéma trouvé sur le site.
2 versions se sont succédé, en voici les descriptions :
AMPLIFICATEUR A TUBES ECL82
Une première version de cet amplificateur a vu le jour :
Le schéma est celui du site « radioman33 »:

Les Transfos de sortie sont placés sur le châssis tout métal composé de 3 boites juxtaposées (voir photos).

Les deux canaux sont câblés sur plexi avec barrettes à cosses rapportées, les lampes sont placées au milieu des plexis.

Le brochage du tube ECL82 vue de dessous :

Un plan de câblage a été dessiné (à câbler 2 fois):
Pas d’erreur à signaler, donc le montage a fonctionné du premier coup !
Le son est clair et net et la puissance bien suffisante pour ma pièce.

La première version me donnant parfaite satisfaction, j’ai décidé d’aller plus loin et d’en construire un second avec un look plus « design » !
Voici alors la version 2.0 de cet amplificateur :

Le matériel utilisé :
Un transfo d’alim – 2 T.S.– 2 sockets – 2 ECL82 bien sûr plus une petite poignée de composants divers (le tout ou presque provenant d’un magnétophone Philips (mixte) complètement HS. On remarquera tout de suite que les TS sont particulièrement minuscules, mais malgré cela le son est très correct.
Construction :
Le coffret est composé de 3 planches de parquet exotique (plein bois) de 7 cm de large. Les dimensions totales : 34 x 21 cm permettent de loger les 2 canaux et l’alim. Les faces avant et arrière sont en plexi coloré de 5 mm d’épaisseur, le dessus en inox mince et le « capotage » du transfo d’alim en alu épais plié en forme « U » avec panneaux avant/arrière rapportés (avec trous pour l’aération).

Le châssis :
Il se compose essentiellement d’une plaque « isolante » genre époxy sur laquelle j’ai inséré des clous en cuivre (après perçage de trous de diamètre inférieur à celui des clous). On pourrait avec avantage utiliser des barrettes support, mais j’ai voulu être original et limiter au max les achats.
Détail d'un socket de tube : 
Tous les accessoires, y compris les TS sont fixés sur cette plaque que j’ai câblée en dehors du châssis.
Cette plaque étant isolée de tout, il faut penser à relier à la ligne de masse les potentiomètres, les sockets des tubes, le Tr. d’alim et la plaque inox.
L’alimentation :
Un pont de diodes avec 1 self de 10 henrys (fabrication maison à base de fer chinois et de fil type « cheveu ». C’est long à construire, mais on est toujours dans le « système D ») et de 2 capas de filtrage provenant de récup de 100 et 200 microfarads 400 volts. On aperçoit 2 refroidisseurs (cette self étant à l’intérieur).
Comme il n’y a pas de système retardant la HT sur les lampes froides, j’ai mis un inter supplémentaire que j’allume 1 minute après la mise sous tension ;ceci afin de prolonger la vie des ECL 82
Dans le réseau d’alim, on trouvera également 2 fusibles (le premier classique et un second sur la HT).
Également pour la protection, on a un condensateur de 5 nF 600 volts en parallèle sur le primaire des TS.
ATTENTION au câblage des tubes car les lampes changent de côté dans les canaux droit et gauche…

Au sujet des picots/clous, quand vous souderez, il faut être assez rapide, car le plastique se ramollit, mais n’ayez crainte, après refroidissement le picot retrouve sa solidité.
Ne pas oublier de câbler en fils blindés les liaisons entrées vers potentiomètre et les liaisons vers les grilles (partie triode).
Enfin quelques photos de l'appareil terminé :


Charles a actuellement un projet plus ambitieux avec des EL84 et des transfos TU101... à bientôt pour la suite !
RECTIFICATIF
Attention sur le dessin du plan de câblage il y a une erreur, Charles a inversé le branchement des broches 6 et 7 des tubes !