Chez RECTA en 1957

 

Bonjour les amis!

En regardants hier 22 mars 2020, dans le forum DOCTSF le sujet : Borne 9 du Centrad 751 une petite histoire de la radio m’est revenue, et je vais vous en faire profiter.

En 1957 j’ai été embauché chez RECTA à Paris 37 Avenue Ledru-Rollin près de la gare de Lyon, comme apprenti vendeur de pièces détachées.Recta i1085l1

Je servais les clients venant acheter des tubes radio, ou quelques composants, mais surtout je testais beaucoup de lampes sur ce lampemètre qui trônait au bout du comptoir.

Centrad 751 lampemetre lampemetre centrad type 741 i39250m1

Il y en avait vraiment beaucoup à essayer, ce test était facturé : 1Frs pièce, une vraie mine d’or.

Beaucoup de particuliers venaient faire tester les lampes de leur poste de TSF.

Mais en plus, il faut dire que pour ça, tout était prévu, le magasin faisait étudier et vendait des kits de poste de TSF à câbler en totalité ou bien pour ceux qui savais ne pas pouvoir aller au bout de ce travail, (avec un joli supplément) ils pouvaient seprocurer le module HF- FI -BF, La platine Express : dont voici la publicité parue avec le schéma complet.

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C’était évidemment le plus complexe à réaliser, ce module précâblé et prêt à insérer sur le châssis du poste. Voici le module express du Vivaldi PP9 ci-dessous.

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Mais, et il y a un grand mais la finalisation était rendue impossible à cause d’erreurs multiples dans le plan decâblage ci-dessous, volontairement erroné publié dans la revue Le Haut-Parleur

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Il en va de soi qu'il en était de même pour tous les kits proposés par cette société!

Un jour ou j’étais seul dans l’atelier attenant, et personne dans la boutique, le patron Mr Pétrik, et son directeur Mr Gaspard, étaient en rendez-vous avec Mr Fighiera rédacteur en chef du journal le haut-parleur pour mettre au point la parution du prochain article sur un kit de ZoéRecta05

Le Zoé-Zetta PP6, je suppose.

Je prêtais l’oreille car j’entendais la conversation qui se passait dans le bureau, au bout d’un moment je fus surpris d’entendre que ces messieurs mettaient au point les erreurs à apporter sur le dessin du câblage de la platine express qui serai publié dans un prochain magazine, ainsi que les dates de parution des corrections dans le courrier technique.

Je vous avoue que j’étais plus tôt déboussolé d’entendre ce genre de propos.

Les amateurs montaient leur platine FI etc… en fonction du plan, mais ils ne pouvaient jamais la faire démarrer.

Ils suspectaient les tubes qu’ils pouvaient facilement faire tester, car s’était à leur portée, moyennement paiement évidemment, car ils étaient certains de la conformité de leur travail qui correspondait point par point au schéma.

Ils étaient loin de penser que l’implantation des composants étais fausse, ce n’est que quelques mois après, dans d’autres parutions que les mises à jour étaient publiées.

En dernier lieu ils confiaient à la société Recta (contre un forfait élevé) la remise en état de leur platine, le câbleur des platines venait plusieurs fois par semaine livrer celles qu’il avait câblé dans son atelier et prenait les platines en panne afin de les remettre en état.

Un jour le directeur me demanda si je pouvais recâbler rapidement une platine en panne apportée par un amateur, bien sur j’acceptais, trop content de faire ce petit travail nettement plus intéressant que la vente de composants.

Plus tard, je passais plus de temps à refaire les platines qu’à vendre des pièces détachées, aussi un jours le technicien câbleur viens me parler dans mon petit coin et m’expliqua que je lui prenais son travail et que je n’étais pas payé en conséquence.

Je devais cesser et demander une augmentation de salaire vu que j’exerçais le travail de câbleur et non d’apprenti-vendeur et que je devais être mieux rémunéré.

Cela n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et rapidement je demandais au directeur ce qui me semblais m’être dû, mal m’en pris car je fus copieusement insulté et rabaissé dans les grandes longueur, qu’un môme de 14 ans ose réclamer et reprocher ses magouilles cela dépassait son entendement.

Le ton monta si fort que je demandais mon solde de tout compte immédiatement, ce qui fut fait et hormis ma mère qui voyait ça d’un mauvais œil, j’avoue que je fus très content de moi, je n’étais pas inquiet pour retrouver du travail, la profession recrutais à tour de bras.

J’espère que cette petite histoire vous aura amusés, moi elle m’a fait me rappeler du bon temps.

Jean-Pierre Tonnelier                                                                                                                                          le : 23 mars 2020.

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 18/06/2020